Articles et Interviews

À la présidentielle et à la législative, votez France Insoumise !

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Cela fait un peu plus d’un an que mon fils et moi sommes rentrés en France. Un an. C’est long et c’est court. Il peut s’en passer des choses en un an ! Et pourtant, à l’échelle d’une vie, ce n’est pas grand-chose.

Un an de bataille : pour recouvrer mes droits en France ; pour retrouver un travail ; pour retrouver une stabilité.

Un an de combat, sur le terrain politique : pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ; pour combattre la loi El Khomri ;  pour dénoncer le référendum inadapté sur l’aéroport de Notre Dame des Landes ; et combien d’autres luttes parfois enthousiasmantes et parfois juste nécessaires.

Un an et pourtant, il y a une chose que je n’ai pas réussi à faire : rentrer « au pays », dans « mon MorBihan » auquel tous ceux qui me connaissent savent combien j’y suis attachée.

1Trouver du travail dans le Morbihan n’est pas chose facile. J’avais pourtant commencé à chercher très tôt, avant même, pour tout vous dire, de prendre la décision définitive de quitter l’Équateur. Mais rien. Des refus. Des réponses qu’on attend et qui n’arrivent jamais. Les seules possibilités qui s’ouvrent sont du travail saisonnier, une vraie gageure quand on a un enfant à charge. Alors, comme beaucoup de bretons, j’ai décidé d’accepter le premier poste intéressant que je trouvais et de travailler à Paris en attendant de pouvoir « renter au pays ».

J’ai beaucoup de chance, car dans mon cas il s’agit de travailler pour une femme dont j’admire les combats pour les droits de l’Homme en général (et partout, et tout le temps, et de façon intransigeante) et pour les droits des personnes migrantes en particulier (avec la même ferveur militante) : je veux parler de Marie-Christine Vergiat. Je vous invite à lire ses travaux. Vous y apprendrez beaucoup, j’en suis certaine !

2Ma nouvelle vie se passe donc entre Paris et le Pays vannetais, là d’où je suis. J’y vais aussi souvent que possible. J’y retrouve une personne dont l’importance est absolument capitale dans ma vie : ma grand-mère. Elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Sa mémoire s’estompe petit à petit. Alors j’essaie d’apprendre d’elle tout ce qu’elle peut encore me transmettre, avant qu’il ne soit trop tard.

Elle me parle du passé, du « breton vannetais » qu’on parlait chez elle et dont la transmission c’est malheureusement interrompue, des combats politiques et sociétaux qu’en tant que militante de gauche elle menait à «son époque », des enfants et du monde que nous devrions leur laisser. Elle est chouette ma grand-mère. Petite, je la trouvais sévère. Et puis en grandissant elle est devenue ma complice. Une complice que j’ai beaucoup délaissée, accaparée que j’étais par mes combats militants de par le monde. Une femme dont je dois essayer d’apprendre tant qu’il est encore temps.

3Aussi, quand est venue l’heure de décider où militer, je n’ai pas hésité une seule seconde. Ce serait au Pays de Vannes et nulle part ailleurs. D’ailleurs, à Paris il y a assez de monde. Et puis, en semaine, entre le travail et mon fils, il m’est difficile de militer de façon régulière.

J’ai donc proposé mes bras, mes jambes, mon cerveau, mon enthousiasme et mon amour (un brin chauvin) du pays aux militantes et militants de la France Insoumise sur place. Et elles et ils m’ont fait l’immense honneur de m’élire candidate du mouvement aux côté d’Alain Bouxin, ancien Président des Restos du Cœur  dans le département, sur la première circonscription du MorBihan. Celle-ci recoupe très exactement, fait du hasard, les contours de mon histoire familiale récente. J’ai donc l’immense chance d’être candidate au seul endroit au monde où je me sens chez moi !

4Cette note a donc valeur d’annonce puisque je suis désormais officiellement candidate titulaire. Une nouvelle bataille commence donc. Elle sera rude, sans doute. Les autres candidats déclarés sont tous des élus. Ils disposent de leur temps  comme bon leur semble et peuvent aisément faire campagne. Moi, je dois poser des jours de congés pour faire les 20 jours de campagne auxquels j’ai droit légalement. Le reste du temps, travaillant la semaine, je milite autant que je peux les week-ends. Bref, vous l’aurez compris : nous ne sommes pas DU TOUT égaux à l’heure de faire campagne. J’espère que tout cela changera avec la Sixième République que nous appelons de nos vœux !

En attendant, je vous appelle toutes et tous à voter pour Jean-Luc Mélenchon ce dimanche et le suivant, et à ne pas oublier que les élections législatives des 11 et 18 Juin prochains sont le 3ème et le 4ème tour qui feront la gouvernance de la France de demain !

À la présidentielle et à la législative, votez France Insoumise !

Portugal: le gouvernement de Passos Coelho est délégitimé

Par Bruno Fialho et Céline Meneses

grandola2La Cour constitutionnelle du Portugal a rejeté vendredi plusieurs dispositions du budget d’austérité 2013, élément clé de la politique d’austérité que le gouvernement d’union droite et centre-droit applique sous la tutelle de ses créanciers internationaux, la Troïka (Banque Centrale Européenne, Commission européenne, FMI) en échange de prêts.

Dans le détail, quatre articles du Budget 2013 ont été censurés :
– Les congés payés des fonctionnaires pour Noël et les vacances pour les travailleurs devront être maintenus (610 millions d’euros)
– Les allocations de Noël pour les retraités devront être maintenus (540 millions d’euros)
– Les chercheurs et étudiants recevant des moyens de l’UE devront retrouver leurs droits à des financements publics complémentaires
-La taxe de 6% sur les revenus du chômage et les 5% de taxe pour la des bénéficiaires de revenus dû à la maladie (150 millions)pour financer la sécurité sociale sont refusées

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En marche pour la VIème République ! #5Mai

« No hay pan para tanto chorizo » // « O povo e quem mais ordena »

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Depuis quelques heures, la France vit au rythme des scandales de corruption et de la décrédibilisation des partis partisans de l’ordre austéritaire et néolibéral établi (UMP, PS et consorts) et de leur chien de garde : le FN.

Tandis que l’affaire Bettencourt est sur toutes les lèvres avec la mise en examen de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy (et que, bizarrement, Noël Robin, sous-directeur des affaires financières de la PJ parisienne qui supervisait le suivi de l’affaire, est retrouvé suicidé…), l’affaire Cahuzac explose au grand jour suivie aussitôt de l’affaire Augier, du nom du directeur de campagne du candidat Hollande en 2012, qui n’est visiblement pas partisan de la lutte contre les compagnies offshore et contre les paradis fiscaux puisqu’il est actionnaire de plusieurs compagnies du genre dans les îles Caïmans!

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Schröder : quand l’idole du PS défend Merkel

Par Hadrien Clouet, Mathilde Panot et Céline Meneses

photo schroderIl est l’idole de la social-démocratie française : François Hollande avait loué son bilan à la tête de l’Allemagne, le 5 décembre 2011, au congrès du parti social-démocrate allemand, en clamant haut et fort «vous avez fait des réformes importantes ici en Allemagne. En France, elles ont trop tardé ». Le 27 septembre dernier, Jean-Marc Ayrault déclarait même sur France 2 : « Schröder a eu besoin de deux mandats pour faire ses réformes, nous le ferons dès maintenant ! ».

Mais il est aussi l’idole de la droite française: Nicolas Sarkozy déclarait ouvertement quand il était président s’inspirer de lui en matière de réforme, ou plutôt de liquidation méthodique, de la Sécurité Sociale et des protections collectives sur le marché du travail… et il le lui a bien rendu, en saluant ses réformes « dans la bonne direction, mais peut-être insuffisantes » !

Lui ? C’est Gerhard Schröder.
Sa dernière lubie, dans un entretien au Spiegel le 31 mars: Prendre la défense d’Angela Merkel sur sa gestion de la crise européenne !

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« L’autre gauche En Europe »

À paraître

autre-gauche-en-europeC’est un grand bonheur pour moi de vous annoncer la sortie dans les jours à venir de mon prochain ouvrage: L’autre gauche en Europe.
Il s’agit d’un ouvrage collectif, rédigé à plusieurs mains avec plusieurs camarades de la commission Europe du Parti de Gauche etplusieurs responsables internationaux en charge des questions européennes dans les formations de l’autre gauche européenne.

Je voudrais toutes et tous les citer ici car il était impossible de le faire sur la couverture: Alan Confesson (PG Isère), Nikolaj Villumsem (Alliance Rouge-Verte, Danemark), Hadrien Clouet (PG Paris), Andrej Hunko (Die Linke, Allemagne), Thomas Van-Zwol (PG Belgique), Fabienne Lentz et David Wagner (Déi Lénk, Luxembourg), Bruno Fialho (PG Paris), Marisa Matias (Bloco de Esquerda, Portugal), Dimitri Zurstrassen (PG Espagne), Maite Mola (Izqueirda Unida, Espagne), Guillaume Mariel (PG Italie), Fabio Amato (Rifondazione, Italie), Eleni Ferlet (PG Rhône), Yiannis Bournous (Syriza Grèce).

Travailler sur ce livre a été pour moi un vrai moment de plaisir politique et militant et ce d’autant plus qu’il a été partagé d’écritures en réécritures :)
Je veux dire un grand merci à mes camarades du PG et européens pour ces moments de stress, de concentration, de fous rires…
J’espère que vous aurez autant de plaisir à lire ce livre que nous en avons eu ensemble à l’écrire!

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Les marées citoyenne déferlent sur le Portugal!

Par Bruno Fialho, Céline Meneses et Dimitri Zurstrassen

grandola1Après environ deux années d’austérité imposées par la Troïka (Banque Centrale Européenne, Commission Européenne et FMI), d’abord avec un gouvernement socialiste et maintenant avec un gouvernement d’union des droites, la situation sociale est devenue catastrophique.
En ce mois de Mars, le chômage est à 22,5% officiellement, dont 40% de jeunes. La précarité touche 54% de la population active , et environ 100 à 200 000 personnes ont émigré depuis 2011(données officielles) pour un pays de 10,5 millions d’habitants. Les réductions de jours de congés, de salaires et des retraites ont stoppé la consommation et accéléré la crise. Les coupes budgétaires dans les services publics, comme le licenciement massif d’enseignants, les privatisations et licenciements massifs dans les secteurs de l’énergie, et les transports, les rendent indigents. Ils sont dépecés et laissés à l’abandon. Conséquence: la mortalité est en hausse et l’espérance de vie baisse.
Pendant ce temps les nantis se gavent. L’oligarchie regroupant les grands patrons et hommes politiques socialistes ou  de droite continue de renflouer des banques privées avec l’argent du peuple, continuent de se doter de revenus déments , de s’accorder des parachutes dorés et de jouer aux chaises musicales passant du métier de politique à chef d’entreprise.

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