Billets d’humeur

Rentrer en France: quelle galère!

#RécitDeGalère #LaPrécaritéEstAuCoinDeLaRue #OnVautMieuxQueÇa #InsoumisLevezVous

Voilà maintenant deux mois et demi que je suis rentrée dans notre beau pays. Deux mois de retrouvailles chaleureuses, d’émotions fortes, mais aussi, malheureusement, de galères.

20160316_131704On m’avait souvent dit que rentrer en France était une gageure. Mais franchement les situations auxquelles on se retrouve confronté-e-s dépassent l’entendement ! Sachez tout d’abord que vous n’êtes pas réintégré-e directement dans vos droits à la sécurité sociale. Non. Vous devez attendre de pouvoir justifier de trois mois de résidence en France. Épatant, surtout quand on sait la surmédiatisation actuelle de la question de la nationalité, privilège dont on devrait pouvoir être déchu-e-s selon Messiers Hollande, Valls et consorts… (à mon avis, quiconque a vécu un temps certain en France devrait être réintégré rapidement dans ses droits. Il est absurde de laisser les gens trois mois démunis face à un pépin de santé).

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« Le crime eut lieu en France »* n’en déplaise à Désir

*Référence au poème « El crimen fue en Granada » d’Antonio Machado, mort le 22 Février 1939 à Collioure en France, suite à l’assassinat de Federico Garcia Lorca en 1936

crime1Je suis tombée dessus par hasard, lundi soir, en allumant ma télé. Je ne suis pas une habituée du petit écran que je n’allume que quand j’ai besoin de reposer mon cerveau. Et là surprise : Harlem Désir intervenait dans Mots Croisés sur la situation au Mali. J’ai donc prêté l’oreille. Mais j’ai vite éteint ma télé. De rage. Vous allez vite comprendre pourquoi.

« Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien, et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ». Haut le cœur. Avais-je bien entendu ? Harlem Désir avait-il eu l’impudence de déclarer que « la France » avait bien reçu les républicains espagnols et que ceux-ci étaient reconnaissants à « la France » de cet accueil ? De quelle solidarité parle-t-il exactement ? Que je sache, ni le gouvernement du Front Populaire ni encore moins le gouvernement Daladier n’est intervenu pour aider les républicains en Espagne. Que je sache, ce dernier gouvernement a interné comme des prisonniers de guerre les réfugiés espagnols décrétés « indésirables ». Que je sache des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes sont morts de l’accueil qui leur a été réservé. Que je sache, ce dont on peut être fiers c’est que malgré tout beaucoup de ces femmes et de ces hommes se soient engagés dans la résistance en France pour combattre le fascisme qu’on ne les avait pas aidé à vaincre en Espagne.

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« J’étais, je suis, je serai ! »

janvier13-1Je reprends le clavier après deux semaines de vacances passées en grande partie au pays  du pastel, entre Toulouse et Albi. Un coin de la France que je ne connaissais pas encore et que j’ai eu plaisir à découvrir. Les gens y parlent fort et ont le rire facile. Leurs discours sont ponctués d’expressions hispaniques. Je m’y suis sentie chez moi. Le retour à Paris puis Bruxelles n’en aura été que plus dur. Non que je n’aime pas ces deux villes, mais elles sont pour moi surtout synonymes de travail, réunions, stress. Je n’ai pas souvent l’occasion de profiter de leurs charmes.

Le retour a été d’autant plus dur qu’en cette semaine de rentrée la droite réactionnaire s’était mobilisée contre l’égalité des droits, le premier des combats citoyens pour lequel je me sois engagée. Pour moi qui me bats depuis l’adolescence pour faire reconnaître le droit de toutes et tous de se marier ou de ne pas le faire, d’avoir des enfants ou de ne pas en avoir, et qui tiens l’adoption pour la plus belle preuve d’amour qui soit, voir des gens tracter contre la reconnaissance de l’égalité humaine de leurs semblables en plein 21ème siècle est terriblement choquant. Alors quand j’ai vu des militants UMP tracté jusque dans le quartier ou je réside quand je suis à Paris (Château Rouge où ils ne viennent d’ordinaire pas se risquer) j’ai cru que j’allais exploser. Et pourtant je n’ai rien dit. J’ai serré les poings et accéléré le pas. Il paraît que chacun a le droit de s’exprimer sur le sujet.

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Pas d’égalité des droits à moitié!

François Hollande a déclaré au Congrès des maires qu’il reconnaîtrait la « liberté de conscience » aux maires refusant de marier deux personnes du même sexe à condition qu’ils délèguent ce pouvoir à un maire adjoint pour procéder au mariage.

C’est la porte ouverte à la reconnaissance de toutes les discriminations! L’égalité des droits ne peut être reconnue à moitié!

A quand la reconnaissance aux maires d’objecter leur se « liberté de conscience » pour refuser de marier deux personnes de couleurs différentes? Pour refuser de recevoir des femmes victimes de discriminations?

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« C’est décidé, je saute le pas ! »

« C’est décidé, je saute le pas ! » C’est ce que je me suis dit en Grèce cet été lors de l’Université d’été du Parti de la Gauche Européenne à Portaria en Grèce. J’avais envie de raconter ce qui s’y passait, de communiquer mes impressions sur les nombreux ateliers auxquels j’assistais avec mes camarades. Et me cantonner à une communication sur twitter me frustrait beaucoup malgré tout l’intérêt que je reconnais à ce média que j’utilise quotidiennement. Cette envie de partager ces moments politiques intenses intellectuellement et humainement que je vis aux quatre coins de l’Europe en tant que membre du Secrétariat international du Parti de Gauche et du Bureau Exécutif du Parti de la Gauche Européenne et d’en conserver la mémoire écrite, me démangeait trop. Celle de disposer d’un outil pour mettre en valeur le travail collectif que nous réalisons quotidiennement avec mes camarades du Secteur International du Parti de Gauche et tout particulièrement de la Commission Europe aussi. Alors j’ai sauté le pas.

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Et pendant ce temps-là à Athènes…

Athènes, le panorama est désolant. Le nombre de magasins fermés est impressionnant. Les manifestations sont quotidiennes. Des pans entiers de la ville sont bloqués quotidiennement.

Il y a une semaine, un jeune immigré a agressé à l’arme blanche un Grec qui accompagnait sa femme, sur le point d’accoucher, à la clinique. Le jeune père est mort. Depuis, les affrontements entre fachos et immigrés sont quotidiens dans le « down town » du centre ville d’Athènes. Les blessés se comptent par centaines…

Et le Congrès de la Confédération européenne des Syndicats, qui a choisi symboliquement Athènes comme ville d’accueil, ne trouve rien de mieux à faire que de rejeter la proposition de son comité exécutif de faire campagne pour un smic européen… Bravo !