Thème: Irlande

Irlande: référendum sur le pacte budgétaire le Parti de Gauche aux côtés de la gauche du non

La nouvelle est tombée en milieu d’après-midi de la bouche du Taoiseach’s (premier ministre) Enda Kenny, membre du Fine Gael (droite) : il y aura bien un référendum sur la ratification du Traité sur la Stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG, aussi appelé « pacte budgétaire »). Sans surprise, Enda Kenny a appelé à voter pour la ratification du traité.

Le Tánaiste (vice premier ministre) Eamon Gilmore, membre du Parti Travailliste irlandais y est allé de sa déclaration de soutien à la ratification du traité.

Heureusement, l’autre gauche irlandaise s’est immédiatement lancée dans la campagne pour le non. Sinn Féin et le Socialist Party, qui siègent avec le Front de Gauche au sein du groupe de la Gauche Unie Européenne au Parlement européen, seront les fers de lance de cette bataille.

Le Parti de Gauche les soutiendra dans cette bataille décisive et continue de se battre pour qu’en France aussi le « pacte budgétaire » soit soumis au suffrage du peuple.

Traité de Lisbonne : la victoire du Oui par la peur et le mensonge

Par Céline Meneses et Christophe Ventura

Les premiers résultats du référendum sur le traité de Lisbonne qui nous parviennent d’Irlande donnent le « oui » en tête avec 60% des suffrages exprimés. Le camp du « Non », avec 40 % des voix, a gardé son capital de 2008 en termes de voix acquises dans les classes populaires.  Mais cela n’aura pas suffit.  Sous les coups de butoirs médiatiques et politiques des élites irlandaises et européennes, nombre de citoyens irlandais (notamment dans les tranches d’âge les plus élevées) ont voté oui, trompé et volé en pleine explosion de la crise sociale et économique dans le pays.

Ces élites ont utilisé toutes les peurs et tous les mensonges (supposé isolement politique de l’Irlande en cas de victoire du Non, confusion entretenue entre voter Non au traité et à l’Europe, promesse de nouveaux emplois avec le « oui », etc.) pour culpabiliser et effrayer les électeurs.

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