Thème: Italie

Weekend d’élections en Italie

Roma-20130224-01722Dimanche 24. Je suis arrivée à Rome hier soir après une longue journée dans les avions et les aéroports. Sur place, mes camarades Josiane et William Gaspirini, du Parti de Gauche de Strasbourg, étaient déjà arrivés. Ils sont tout de suite venus me rejoindre à mon hôtel, près du Panthéon, à quelques rues du siège de campagne de la Rivoluzione Civile et de son leader, Antonio Ingroia.

Josiane et William sont comme moi des descendants des migrations de la misère italienne. Nous avons profité de ces retrouvailles romaines et de cette soirée de repos pour échanger sur nos vécus de descendants d’italiens. Des échanges humainement et historiquement très précieux pour moi qui ai très mal connu cette partie de l’histoire familiale. Qu’ils soient maçons ou mineurs, nos ancêtres sont tous partis travailler en Moselle. On a rit des points communs de nos histoires, des blessures des vieux relents discriminatoires contre les italiens en France dont nous avons été victimes (« tous des voleurs », « tous des menteurs »…) et des discriminations entre italiens immigrés (du Nord, du Sud, de Sicile). Nous avons parlé de la transmission de la langue (tous avons appris l’italien a l’école française car autour de nous ça parlait soit français soit patois, pas italien), celle de l’histoire familiale (celle de la migration que nous connaissons tous assez mal) et de l’Histoire avec un grand H. Un moment rare que j’ai beaucoup apprécié. Mais nous sommes rentrés tôt: depuis Foligno où il habite, Fabio Amato, responsable international de Rifondazione, m’envoyait déjà l’agenda de demain.

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Appel européen de soutien à la Rivoluzione Civile en Italie

janvier13-4Les 24 et 25 Février en Italie se tiendrons les élections pour le renouvellement de l’Assemblée Nationale et du Sénat. C’est une élection importante pour l’Italie et pour le destin des peuples européens, qui se trouvent à subir les effets de la crise du capitalisme financier, des politiques néoliberistes et de l’austérité que payent en premier lieu les jeunes les travailleurs et les femmes. Dans toute l’Europe nous nous battons contre le TSCG et les politiques d’austérité, politiques récessives qui aggravent la crise et qui ne viennent en soutien que des banques et de la spéculation, politiques soutenues indistinctement par des gouvernements de centre droit comme de centre gauche, politiques qui génèrent toujours plus de chômage, d’inégalité sociale et qui attaquent les acquis sociaux, les politiques de welfare et les biens communs.

C’est pour cela qu’il est important qu’en Italie aussi s’affirment les forces de la gauche qui ont combattues contre Berlusconi et contre le gouvernement Monti porteuses d’un programme alternatif. Un programme qui mette au premier plan la personne humaine et pas les profits, la lutte pour le plein emploi, la justice sociale, les droits, la défense de l’environnement, la paix et le désarmenent. Pour ces raisons nous soutenons et appelons à voter la liste Rivoluzione Civile de Antonio Ingroia, composée de femmes et d’hommes de la société civile et des forces politiques et sociales qui s’opposent au néoliberisme, fermement alternatifs à Silvio Berlusconi comme à Mario Monti et à qui a soutenu son gouvernement. Pour un vote pour l’Italie et une Europe plus juste, pour une Europe des peuples et pas des banquiers.

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Italie : le PGE appelle les Italiens à faire progresser le « 4e Pôle » pour la justice sociale et la démocratie

Parti de la gauche européenne

Le retour du Cavaliere et la démission de Mario Monti, l’homme de Goldman Sachs qui gouverne depuis novembre 2011 sans avoir été élu, rebattent les carte de la vie politique italienne. Après un an dans un « régime spécial », les Italiens pourront enfin voter en février.

Les forces qui ont soutenu l’instauration d’un « gouvernement technique », voté les mesures d’austérité, et fait progresser le discours antipolitique de Grillo, tentent aujourd’hui de se refaire une virginité, tant le rejet de la politique de Monti est fort dans le peuple italien.

Ces stratégies inquiètent les marchés et l’UE qui recommencent les pressions, demandant aux partis de s’engager à « respecter les engagements » : c’est à dire les réformes du travail, les privatisations, etc.

Les combats pour la justice sociale et la souveraineté populaire n’ont jamais été aussi liés. Le Parti de la gauche européenne appelle les citoyens italiens à leur soutien aux forces qui travaillent à la création d’un « 4e pôle », celui de l’alternative à l’austérité et de la défense de la souveraineté populaire pour libérer l’Italie et l’Europe du néolibéralime et de la dictature des marchés.

#NoTAV : quand la résistance se conjugue en deux langues

Par Céline Meneses (PG) et Fabio Amato (PRC)

Le projet de TAV (TGV) Lyon-Turin ne date pas d’hier.  

Cela fait  pas moins de 22 ans que la population du Val de Suse se bat contre ce projet de Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin. Lancé en 1991,  lors d’un sommet franco-italien et confirmé en 1996 par la décision instituant le réseau trans-européen de transport, ce projet a pour horizon 2025.

L’idée était de créer une ligne de train à grande vitesse principalement destinée au transport de marchandises. Le projet supposait de creuser un tunnel. Son tracé a été maintes fois redessiné. Sa version actuelle est longue de 57 km (soit un tunnel plus long encore que le tunnel sous la Manche qui mesure 50,5 kilomètres). Il passera sous le Mont-Cenis, entre la Savoie et le Val de Suse. Selon ses concepteurs, ce projet devrait permettre de réduire d’un million par an le nombre de camions circulant dans les tunnels du Fréjus, du Mont-Blanc et de Vintimille et de raccourcir le trajet Paris-Milan à 4 heures contre 7 actuellement. La ligne, prévue pour entrer en service à l’horizon 2025, doit diminuer de moitié le trajet Lyon-Turin qui se fera en moins de 2 heures. Elle mettra Paris à un peu plus de 4 heures de Milan contre 7 actuellement.La ligne, prévue pour entrer en service à l’horizon 2025, doit diminuer de moitié le trajet Lyon-Turin qui se fera en moins de 2 heures. Elle mettra Paris à un peu plus de 4 heures de Milan contre 7 actuellement.

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No Monti Day : Nous sommes tous des italiens !

Samedi 27 Octobre était un grand jour en Italie. Vous n’en avez peut-être pas entendu parler. Les médias français ne s’en sont pas franchement fait l’écho. Et pourtant : plus de 150 000 italiennes et italiens étaient descendus dans les rues de Rome pour demander le départ de Mario Monti. Non élu, à la tête d’un gouvernement soi-disant « technique » qui se caractérise par son application parfaite des mesures d’austérité préconisées par la Commission européenne, Mari Monti n’est pas un novice. Au début des années 2000, il a été le fer de lance de la libéralisation du rail comme commissaire européen. Il a aussi bataillé farouchement pour la privatisation des entreprises publiques en générale et contre toute aide d’Etat aux entreprises, même quand des milliers d’emplois étaient en jeu. On savait donc depuis le début de quoi le bonhomme était capable, et on ne s’était pas trompés. Inscription de la règle d’or dans la Constitution, hausse de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, baisse des allocations chômage alors même qu’une part croissante de la population, notamment les jeunes (35%), en sont victimes, facilitation des licenciements via la casse du Code du travail italien et de son emblématique article 18, signature et ratification du traité Merkozy… Le tout avec le soutien pleinement assumé du Parti Démocrate de Pierluigi Bersani qui était avec Sigmar Gabriel (SPD allemand) l’invité d’honneur du Congrès du PS en fin de semaine dernière. Mario Monti propose désormais de se présenter aux élections. A gauche, la situation reste difficile. Mais dans l’opposition à Monti, nos camarades, Parti de la Refondation Communiste et mouvements sociaux (notamment le mouvement « No Debito » et la plateforme « Contro la Crisi ») en tête savent faire preuve d’unité chaque fois qu’il s’aggit de s’opposer à l’austérité abjecte de Monti. Gageons qu’ils sauront s’unir aussi dans le combat électoral.

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Italie : Le Parti de Gauche soutient les étudiants contre la casse de l’enseignement public et la répression

Par Guillaume Mariel et Céline Meneses

Ce vendredi 5 Octobre des milliers d’élèves et d’étudiants ont manifesté partout en Italie contre les politiques du gouvernement Monti et contre la destruction de l’Ecole Publique.

Une opposition légitime car ce gouvernement, aux ordres de la BCE et de la Commissions Européenne, a décidé de faire peser le coût de la crise sur les travailleurs, les précaires et les étudiants.

En plus des 8 milliards d’Euro que le précédent gouvernement a retiré du budget de l’enseignement publique, décrétant de fait la fin du droit aux études, s’ajoutent les insoutenables augmentations des taxes universitaires. Ajouter à cela la hausse du prix des transports publics et vous obtenez un système de sélection par la classe sociale dans l’accès à l’instruction.

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